Détartrage : à quelle fréquence et pourquoi est-il indispensable ?

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04/01/2026
Détartrage : à quelle fréquence et pourquoi est-il indispensable ?
Tous les 9-12 mois minimum : découvrez pourquoi le détartrage est indispensable et comment il prévient les maladies parodontales

Saviez-vous que la plaque dentaire se fixe sur vos dents seulement 4 à 12 heures après le brossage et se calcifie en tartre après 24 heures ? Cette réalité méconnue explique pourquoi même une hygiène bucco-dentaire rigoureuse ne suffit pas toujours à prévenir l'accumulation de tartre. Face à cette problématique universelle qui touche 54% des Belges consultant régulièrement leur dentiste, de nombreuses questions surgissent : à quelle fréquence faut-il faire un détartrage, pourquoi est-ce si important, et que risque-t-on vraiment en négligeant ce soin ? Forte de son expertise depuis 2016 et de son équipe pluridisciplinaire, la Clinique Bailly à Ixelles vous apporte toutes les réponses pour comprendre l'importance de ce soin essentiel et dissiper les idées reçues qui persistent encore aujourd'hui.

  • Planifiez votre détartrage tous les 9 à 12 mois (ou tous les 3 à 4 mois si vous fumez, êtes diabétique ou portez un appareil orthodontique)
  • Le tartre ne peut pas être éliminé par le brossage seul une fois formé après 24 heures de minéralisation de la plaque dentaire
  • 30 à 40% des extractions dentaires sont dues aux maladies parodontales non traitées qui auraient pu être évitées par des détartrages réguliers
  • Évitez les aliments très chauds, froids, acides ou sucrés pendant 48 heures après votre détartrage pour minimiser la sensibilité temporaire

La fréquence de détartrage adaptée à votre profil

Pour un patient en bonne santé bucco-dentaire, la fréquence standard recommandée se situe entre 9 et 12 mois. Cette périodicité permet d'éliminer efficacement le tartre accumulé avant qu'il ne provoque des complications gingivales ou parodontales.

Il est conseillé de consulter votre dentiste deux fois par an pour un bilan complet. Ces visites régulières permettent d'évaluer précisément vos besoins en détartrage, car chaque bouche est unique. En Belgique, les tarifs de ces soins dentaires préventifs et curatifs sont encadrés par l'INAMI, garantissant ainsi un accès équitable aux traitements préventifs pour tous les patients.

Des fréquences spécifiques selon les profils à risque

Certains profils nécessitent une vigilance accrue et des détartrages plus rapprochés. Les fumeurs, par exemple, doivent prévoir un détartrage tous les 3 à 4 mois. Le tabac altère la composition de la salive, favorise l'inflammation des gencives et accélère considérablement la formation du tartre, créant un environnement propice au développement des bactéries (l'arrêt du tabac peut significativement améliorer la santé buccale et permettre de réduire progressivement cette fréquence).

Les personnes diabétiques représentent également un groupe nécessitant une attention particulière, avec des séances recommandées tous les 3 à 6 mois. Le diabète augmente le risque d'infections bucco-dentaires et ralentit la cicatrisation des tissus gingivaux, rendant ces patients plus vulnérables aux complications parodontales.

Les femmes enceintes constituent un profil spécifique nécessitant une surveillance renforcée. La fréquence de détartrage peut être augmentée jusqu'à deux fois par trimestre pendant la grossesse, car les fluctuations hormonales augmentent considérablement la sensibilité des gencives et le risque de gingivite gravidique. Les gencives peuvent présenter un aspect extrêmement gonflé et sensible durant cette période, nécessitant des soins adaptés et plus fréquents.

Les porteurs d'appareils orthodontiques doivent maintenir une fréquence de détartrage tous les 3 à 4 mois pendant toute la durée de leur traitement. Les bagues et fils créent des zones difficiles d'accès où la plaque dentaire s'accumule rapidement, augmentant considérablement le risque de déminéralisation et de formation de taches blanches permanentes sur l'émail. Un détartrage est nécessaire avant la pose de l'appareil dentaire, suivi d'une seconde séance juste après la pose des bagues ou gouttières, puis un détartrage en profondeur après le retrait de l'appareil (dans les cas graves de maladie des gencives, l'orthodontiste peut devoir retirer temporairement l'appareil pour permettre la guérison des gencives).

Conseil pratique : Utilisez un révélateur de plaque dentaire, disponible en pharmacie, pour vérifier l'efficacité de votre brossage. Ce produit colore la plaque dentaire et le tartre naissant, vous permettant d'identifier précisément les zones négligées et d'améliorer votre technique de brossage quotidien. Cette vérification mensuelle vous aidera à maintenir une meilleure hygiène entre vos détartrages.

Pourquoi le détartrage est-il absolument indispensable ?

Comprendre la formation inexorable du tartre

Le processus de formation du tartre commence dès que vous terminez votre brossage. La plaque dentaire, ce biofilm composé principalement de bactéries Streptococcus mutans et Lactobacillus, se dépose continuellement sur vos dents. Après seulement 24 heures, cette plaque commence sa minéralisation pour devenir du tartre, un dépôt dur et adhérent impossible à éliminer par simple brossage.

Le tartre se forme préférentiellement sur la face linguale des incisives inférieures, où les glandes salivaires sublinguales sécrètent une salive riche en calcium. On le retrouve également sur la face vestibulaire des premières molaires supérieures. Sa texture poreuse absorbe facilement les colorants du café, du thé et du tabac, donnant aux dents cette teinte jaunâtre caractéristique.

Une salive épaisse et alcaline, riche en minéraux, accélère ce processus de calcification. Cette prédisposition peut être génétique, expliquant pourquoi certaines personnes développent du tartre plus rapidement malgré une hygiène irréprochable.

Les conséquences graves d'une négligence du détartrage

L'absence de détartrage régulier entraîne une cascade de complications qui débutent par une simple gingivite. Les gencives deviennent rouges, gonflées et saignent facilement au brossage. Sans traitement, cette inflammation évolue vers une parodontite, attaquant les tissus de soutien des dents et créant des poches infectées entre les dents et les gencives. Les statistiques sont alarmantes : les maladies parodontales graves touchent 15 à 20% des adultes de 35-44 ans, et 47% de la population adulte européenne ne connaît même pas l'existence de la parodontite, ce qui constitue un problème majeur de santé publique.

L'évolution de la parodontite suit plusieurs stades distincts : d'abord une parodontite légère (inflammation atteignant les tissus de soutien, formation de poches entre dents et gencives), puis une parodontite modérée à sévère (poches plus profondes, dégradation progressive de l'os de la mâchoire, mobilité croissante des dents), et finalement une parodontite avancée (dommages graves et irréversibles à l'os alvéolaire, perte importante de dents et destruction massive des tissus de soutien).

À un stade avancé, la parodontite provoque une destruction de l'os alvéolaire et un déchaussement dentaire. Les statistiques sont éloquentes : 30 à 40% des extractions dentaires sont directement liées aux maladies parodontales. La perte de dents n'est pas seulement un problème esthétique, elle affecte la mastication, la phonation et la qualité de vie globale.

Les répercussions dépassent largement la sphère bucco-dentaire. Des études scientifiques ont établi des liens entre les maladies parodontales et un risque cardiovasculaire accru. Pour les personnes diabétiques, une parodontite non traitée complique le contrôle glycémique et peut aggraver leur état de santé général. L'halitose chronique et l'aspect négligé des dents tachées impactent également la confiance en soi et les relations sociales.

À noter : En cas de parodontite avec poches supérieures à 5 mm, un simple détartrage ne suffit plus. Un surfaçage radiculaire (détartrage-surfaçage radiculaire DSR) devient nécessaire. Cette procédure plus approfondie consiste à lisser les racines des dents pour éliminer plaque et tartre en-dessous de la ligne des gencives, sous anesthésie locale. Le surfaçage favorise le rattachement des gencives aux racines dentaires et stoppe la progression de la maladie parodontale.

Le déroulement d'une séance et les mythes à déconstruire

Comment se déroule concrètement un détartrage ?

Une séance de détartrage dure généralement entre 30 minutes et une heure pour un nettoyage complet (pour un détartrage sous-gingival en cas de parodontite, il faut compter entre 2 et 4 séances d'une demi-heure chacune, selon la gravité de l'état parodontal). Le praticien utilise principalement un appareil à ultrasons fonctionnant entre 25 et 42 kHz. Ces vibrations haute fréquence fragmentent le tartre sans endommager l'émail, tandis qu'un jet d'eau refroidit l'instrument et évacue les débris.

Après l'élimination du tartre, le dentiste procède au polissage des dents avec une pâte abrasive spéciale. Cette étape lisse les surfaces dentaires, élimine les taches superficielles et rend plus difficile l'adhésion future de la plaque. Pour renforcer l'émail, une application de fluorure peut être proposée, créant une barrière protectrice contre les caries.

Il est normal de ressentir une sensibilité dentaire pendant 2 à 3 jours après la séance (cette sensibilité peut se manifester par une sensation de brûlure intense et transitoire avec les aliments chauds ou froids, des douleurs aiguës provoquées par le contact avec des aliments sucrés ou acides, ou une douleur sourde persistant plusieurs minutes voire plusieurs heures). L'émail devient temporairement plus poreux, nécessitant d'éviter les boissons colorantes et le tabac pendant les 6 heures suivant le traitement pour prévenir les taches. Il est important de consulter votre dentiste si la sensibilité persiste au-delà de 3 à 4 semaines.

Exemple concret : Marie, 42 ans, patiente diabétique de type 2, négligeait ses détartrages depuis 3 ans. Lors de sa consultation à la Clinique Bailly, l'examen a révélé des poches parodontales de 6 mm autour de ses molaires inférieures. Un protocole de surfaçage radiculaire en 3 séances, espacées de 10 jours, a été mis en place. Après le traitement complet et un suivi rigoureux tous les 3 mois, ses poches parodontales sont passées de 6 mm à 3 mm en 6 mois, évitant ainsi l'extraction de deux molaires qui présentaient une mobilité importante.

Conseils pour les soins post-détartrage : Pour optimiser la guérison et minimiser l'inconfort après votre détartrage, évitez les aliments très chauds, froids, acides ou sucrés pendant les 48 premières heures. Attendez au moins un jour avant d'utiliser du fil dentaire et brossez délicatement avec une brosse à dents souple. Rincez votre bouche à l'eau salée tiède (une cuillère à café de sel dans un verre d'eau tiède) 2 à 3 fois par jour. En cas d'inflammation, appliquez une compresse froide enveloppée dans un linge fin sur la joue pendant 10 à 15 minutes, avec des pauses de 20 minutes entre chaque application.

Les idées reçues sur le détartrage enfin clarifiées

Contrairement à une croyance tenace, le détartrage n'abîme absolument pas les dents. Les instruments ultrasoniques et les curettes manuelles sont conçus pour préserver l'intégrité de l'émail tout en éliminant efficacement les dépôts calcifiés. C'est le tartre lui-même qui endommage les structures dentaires en favorisant l'inflammation et le déchaussement.

La sensation de mobilité dentaire parfois ressentie après un détartrage n'est pas causée par l'intervention. Le tartre ne maintient jamais les dents en place, bien au contraire, il les déchausse progressivement. Cette impression temporaire révèle simplement l'état réel des tissus de soutien, auparavant masqué par l'accumulation de tartre et l'œdème gingival.

  • Le détartrage est généralement indolore pour la majorité des patients
  • Une anesthésie locale peut être proposée en cas de sensibilité importante
  • La sensibilité post-détartrage est normale et disparaît rapidement
  • Plus les détartrages sont réguliers, moins ils sont inconfortables
  • Les saignements des gencives cessent progressivement après l'élimination du tartre

La vérité est que reporter un détartrage par peur de la douleur ou de supposés dommages ne fait qu'aggraver la situation. Les détartrages réguliers maintiennent les gencives en bonne santé et préviennent l'accumulation massive de tartre qui rendrait l'intervention plus longue et potentiellement plus sensible.

La Clinique Bailly, votre partenaire santé bucco-dentaire à Ixelles, dispose d'une équipe expérimentée et d'équipements modernes pour réaliser vos détartrages dans les meilleures conditions de confort. Nos chirurgiens-dentistes adaptent la fréquence et la technique à votre profil spécifique, qu'il s'agisse d'un simple détartrage préventif ou d'un traitement parodontal plus approfondi. Conventionnée avec toutes les mutuelles belges et située au cœur d'Ixelles, notre clinique vous accompagne dans la préservation de votre capital dentaire avec professionnalisme et bienveillance.